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Escale à Tokyo/Narita : Ce Que J’ai Réellement Pu Voir en 3 Jours (Avril 2026)

By Julie - Âme aventurière 12 août 2026

Dernière mise à jour le : 12 août 2026

Pourquoi une escale à Tokyo / Narita

Au départ, le Japon ne faisait pas vraiment partie de notre itinéraire.

Lorsque j’ai commencé à chercher nos billets d’avion pour notre voyage au Vietnam, mon idée était plutôt de profiter du trajet de retour pour faire une escale d’une journée à Séoul. Mais comme souvent lorsqu’on magasine des vols, les prix ont fini par changer. Le temps que je sois prête à acheter nos billets, les options qui passaient par Séoul avaient augmenté et j’ai finalement trouvé un retour intéressant au départ de l’aéroport de Narita, avec en prime un vol direct vers Montréal, via Air Canada.

C’est donc un peu par hasard que le Japon s’est invité dans notre voyage.

Au début, je pensais simplement profiter de cette escale pour passer une journée à Narita avant notre vol de retour. Puis, en commençant à faire mes recherches, à lire des blogs et à regarder quelques vlogs, une autre idée a tranquillement commencé à faire son chemin : et si nous en profitions pour aller jusqu’à Tokyo?

Après tout, Tokyo se trouve à environ une heure de train de l’aéroport de Narita. Tant qu’à être au Japon, pourquoi ne pas prolonger un peu l’expérience?

Et puis j’ai réalisé quelque chose qui a complètement changé mes plans : nous allions être au Japon en pleine période des cerisiers en fleurs – appelés sakura au Japon – ou du moins tout près de la fin du pic de floraison.

À ce moment-là, la décision est devenue beaucoup plus facile.

Le Japon était déjà un pays qui nous attirait énormément, mais que nous avions toujours imaginé comme une destination plutôt coûteuse et donc probablement réservée à un futur voyage. Nous savions aussi que la floraison des cerisiers ne dure que quelques semaines. Même si nous revenions un jour au Japon, rien ne garantissait que notre prochain voyage coïnciderait avec cette période si particulière.

Alors, pourquoi laisser passer cette occasion?

Nous avons donc décidé de raccourcir légèrement notre séjour au Vietnam pour accorder davantage de temps au Japon. Il ne me restait plus qu’à trouver comment planifier tout ça.

En cherchant nos vols entre Hanoï et le Japon, l’option la plus abordable que j’ai trouvée nous faisait arriver à l’aéroport de Haneda, à Tokyo. C’était finalement parfait : nous pouvions commencer notre séjour directement à Tokyo, y passer nos premières nuits, puis nous rapprocher de Narita pour notre dernière nuit avant de reprendre l’avion vers Montréal.

Ce qui devait être une simple escale d’une journée s’est donc transformé en trois nuits au Japon, partagées entre Tokyo et Narita.

Trois nuits, c’est évidemment très peu pour découvrir une destination aussi immense que Tokyo, encore moins le Japon. Mais c’était suffisant pour avoir un premier aperçu du pays, découvrir deux ambiances complètement différentes et, surtout, vivre cette expérience au milieu des cerisiers en fleurs.

Et dire que rien de tout cela n’était prévu au départ.

🎥 En Vidéo : Trois jours entre Tokyo et Narita

Avant de vous raconter notre escale en détail, je vous emmène avec nous en images pour découvrir ces trois jours entre Tokyo et Narita.

Des quartiers animés de Tokyo aux temples et aux rues beaucoup plus tranquilles de Narita, en passant par les cerisiers en fleurs qui ont rendu cette escale encore plus spéciale, cette vidéo vous donne un aperçu de tout ce que nous avons réellement réussi à découvrir en seulement trois jours.

Une escale beaucoup trop courte… mais qui nous aura donné un sérieux avant-goût du Japon!

⚠️ Les prix mentionnés dans cet article correspondent à notre visite en avril 2026. Ils sont indiqués en dollars canadiens (CAD), sauf indication contraire, et peuvent varier au fil du temps.

De plus, certains liens présents dans cet article sont des liens affiliés. Cela ne change rien pour vous, mais si vous choisissez de réserver ou d’acheter via ces liens, vous contribuez à soutenir Âme & Aventures. Merci infiniment de votre soutien! 🌎🩵

Comment j’ai préparé mon escale à Tokyo / Narita

Une fois notre vol de retour au départ de Narita réservé, il me restait encore une partie importante à organiser : comment rejoindre le Japon depuis Hanoï sans faire exploser notre budget?

Et honnêtement, c’est probablement cette partie qui m’a donné le plus de fil à retordre.

Plusieurs vols étaient possibles entre le Vietnam et le Japon, mais les prix étaient souvent assez élevés. Après plusieurs recherches, nous avons finalement opté pour un vol avec Cathay Pacific qui nous faisait passer par Hong Kong avant de rejoindre l’aéroport de Haneda, à Tokyo.

Ce n’était pas l’option la plus rapide puisque le trajet représentait une bonne partie de la journée, mais notre correspondance à Hong Kong n’était que d’un peu plus de deux heures et le prix était beaucoup plus intéressant.

Nous avons donc fait un choix : accepter de consacrer cette journée au transport pour pouvoir ensuite profiter pleinement de nos trois nuits au Japon, avant de reprendre un vol direct entre Narita et Montréal pour rentrer à la maison.

Construire un itinéraire pour seulement trois jours

Une fois les vols réglés, le véritable casse-tête a commencé : qu’est-ce qu’on peut réellement voir de Tokyo et Narita en seulement trois jours?

Comme je le fais souvent lorsque je prépare un voyage, j’ai commencé par lire quelques blogs et regarder plusieurs vlogs afin de repérer les endroits qui m’attiraient le plus.

L’objectif n’était évidemment pas de découvrir Tokyo en profondeur. Avec si peu de temps, c’était impossible. Je voulais plutôt profiter de cette première visite pour survoler différentes facettes de la ville, voir quelques-uns de ses incontournables et surtout avoir un premier aperçu de ce que Tokyo pouvait nous offrir.

Je savais déjà que nous voulions visiter quelques temples puisque ce sont des endroits que nous aimons particulièrement découvrir en voyage. Mais impossible également de passer par Tokyo sans goûter un peu à son côté complètement urbain et animé.

Et surtout, il y avait les sakura.

Puisque notre passage au Japon coïncidait avec la fin de la période de floraison, ils sont rapidement devenus l’une de mes priorités. J’ai donc recherché les meilleurs endroits où nous aurions encore une chance de les voir en fleurs au moment de notre séjour et j’ai construit une partie de notre itinéraire autour de ceux-ci.

Des incontournables… mais aussi quelques petites trouvailles

Mes recherches m’ont également permis de découvrir quelques petites pépites que je n’aurais probablement jamais trouvées autrement, dont certaines complètement gratuites.

C’était exactement ce que je recherchais : des expériences qui nous permettraient de découvrir Tokyo sous différents angles sans nécessairement multiplier les activités payantes.

J’ai ensuite utilisé Google Maps et ChatGPT pour m’aider à mettre toutes ces idées en ordre : calculer les déplacements entre les différents quartiers, vérifier ce qui pouvait raisonnablement entrer dans une même journée et déterminer dans quel ordre visiter les différents endroits.

J’avais également prévu des plans B et même quelques plans C. Avec seulement quelques jours sur place, je préférais avoir trop d’idées que pas assez et pouvoir adapter notre programme selon la météo, notre niveau d’énergie ou simplement nos envies du moment.

Petit à petit, notre itinéraire a donc pris forme autour de trois éléments que nous voulions absolument découvrir : certains temples, le Tokyo moderne et animé et, bien sûr, les cerisiers en fleurs.

Il ne restait plus qu’à voir combien de tout cela nous réussirions réellement à faire une fois sur place.

Exigences d’entrée au Japon – pour une escale

Bonne nouvelle : pour les voyageurs canadiens, les formalités d’entrée au Japon sont plutôt simples pour un court séjour touristique.

Au moment de notre voyage en avril 2026, aucun visa n’était nécessaire pour les citoyens canadiens effectuant un séjour touristique de 90 jours ou moins au Japon. Il fallait simplement voyager avec un passeport canadien valide pour toute la durée prévue du séjour.

Avant notre arrivée, j’avais également rempli mes informations sur Visit Japan Web, le service en ligne officiel du gouvernement japonais permettant d’enregistrer à l’avance les renseignements nécessaires pour les procédures d’immigration et de douane. Une fois les informations complétées, un code QR est généré et peut être présenté à l’arrivée au Japon.

Les autorités japonaises peuvent également demander aux voyageurs de présenter un billet de retour ou de continuation, une confirmation d’hébergement ainsi qu’une preuve qu’ils disposent de fonds suffisants pour leur séjour.

⚠️ À noter : les exigences d’entrée peuvent changer à tout moment et/ou peuvent différer selon votre nationalité. Toujours bien vérifier auprès des autorités japonaises avant votre départ.

Itinéraire de mon escale à Tokyo / Narita

Avec seulement trois nuits au Japon, il était évident que nous n’allions pas pouvoir tout voir. L’objectif était donc de profiter au maximum du temps dont nous disposions tout en découvrant différentes facettes de Tokyo avant de terminer notre séjour du côté de Narita.

Voici donc, jour après jour, ce que nous avons réellement réussi à faire pendant cette courte escale au Japon.

Jour 1 : De Hanoï à Tokyo, une journée de transfert

Cette première journée aura essentiellement été consacrée au transport.

Nous avons quitté Hanoï en fin d’avant-midi avec Cathay Pacific pour rejoindre Tokyo, avec une correspondance d’un peu plus de deux heures à Hong Kong.

Une assez longue journée de voyage nous attendait, mais après plusieurs voyages à notre actif dans les dernières années, nous commençons à être habitués aux journées passées entre les avions et les aéroports. Nous avons donc décidé de la prendre tranquillement : Netflix, repos, quelques heures de sommeil… et aucune pression.

Après tout, les longues journées de transport font aussi partie du voyage, particulièrement lorsqu’on voyage entre le Canada et l’Asie.

Une arrivée tardive… et un premier contact surprenant avec Tokyo

Nous sommes finalement arrivés à l’aéroport de Haneda en soirée et, après avoir effectué les formalités d’entrée et pris les transports en commun jusqu’à notre hôtel, il était presque minuit lorsque nous sommes arrivés dans notre quartier.

Et mon premier contact avec Tokyo m’a immédiatement surprise.

Nous étions samedi soir, dans l’une des plus grandes villes du monde… et en sortant du métro, tout était incroyablement calme.

Il pleuvait légèrement, les rues étaient pratiquement désertes, il y avait très peu de voitures et presque aucun bruit. Après l’effervescence constante de Hanoï que nous venions tout juste de quitter, le contraste était assez saisissant.

En plus, même à cette heure tardive, alors que nous marchions avec nos bagages dans des rues presque vides jusqu’à notre hôtel, je me suis sentie complètement en sécurité. Une sensation plutôt étonnante pour moi qui ne suis pas nécessairement à l’aise de prendre les transports en commun ou de marcher tard le soir dans certaines grandes villes.

Et nous n’avions encore pratiquement rien vu de Tokyo!

Première expérience d’une chambre d’hôtel à Tokyo

Nous avions prévenu notre hôtel que nous arriverions tard et avons été très bien accueillis malgré l’heure.

Nous savions également avant de réserver que notre chambre serait petite. Les chambres d’hôtel compactes sont assez courantes à Tokyo et les photos ne laissaient aucun doute là-dessus.

Mais il faut quand même le vivre une première fois!

Un petit lit double pour deux, très peu d’espace autour et une salle de bain minuscule : nous étions assez loin des grandes chambres et des grands lits auxquels nous sommes habitués en Amérique du Nord.

Pourtant, après la première surprise, quelque chose devient rapidement évident : tout est incroyablement bien pensé.

Chaque petit espace semble avoir une fonction. Même la salle de bain, malgré ses dimensions réduites, est aménagée de façon à maximiser chaque centimètre disponible.

Ça m’a d’ailleurs fait réfléchir : avons-nous réellement besoin d’autant d’espace que ce à quoi nous sommes habitués chez nous pour que quelque chose soit confortable et fonctionnel?

Pour cette première soirée, nous n’en demandions de toute façon pas davantage. Après cette longue journée de transport, notre seul véritable programme était de nous installer et de dormir.

Parce que dès le lendemain matin, notre véritable découverte de Tokyo allait commencer.

Jour 2 : Une journée complète à la découverte de Tokyo

Après une bonne nuit de sommeil, nous nous sommes levés assez tôt pour profiter au maximum de notre seule véritable journée complète à Tokyo.

Avant de partir, petit arrêt au 7-Eleven situé juste en face de notre hôtel. Nous en avons profité pour retirer un peu d’argent comptant et acheter quelques boissons et collations à glisser dans notre sac à dos pour la journée.

Et dès nos premiers pas dans les rues, la même chose que la veille au soir nous a encore une fois frappés : le calme.

Nous étions pourtant dimanche matin à Tokyo, mais dans le quartier de notre hôtel, les rues étaient pratiquement désertes. Peu de voitures, très peu de bruit et seulement quelques personnes croisées ici et là.

Puis, plus nous nous rapprochions d’Asakusa, plus les rues commençaient tranquillement à s’animer. Mais même là, quelque chose nous surprenait : nous croisions beaucoup plus de piétons que de voitures.

Et puis il y avait les passages piétonniers.

Après plusieurs semaines au Vietnam où traverser une rue au milieu des scooters était devenu une expérience en soi, nous avions presque oublié ce que c’était que d’attendre tranquillement notre feu pour traverser!

À Tokyo, les passages piétonniers sont nombreux et les règles sont extrêmement bien respectées. Lorsque vient le moment pour les piétons de traverser, les voitures attendent. Tout simplement.

Ça semble banal dit comme ça, mais après plusieurs semaines en Asie du Sud-Est – et même comparativement à ce que nous connaissons chez nous – le contraste était assez impressionnant.

Et franchement, très agréable.

Étape 1 : Le temple Senso-ji

Notre première véritable destination de la journée était l’un des endroits les plus connus de Tokyo : le temple Senso-ji, dans le quartier d’Asakusa.

Plus nous nous en approchions, plus le calme du début de matinée disparaissait.

Et lorsque nous sommes finalement arrivés devant la célèbre porte Kaminarimon, avec son immense lanterne rouge, nous avons compris pourquoi : il y avait énormément de monde!

Nous aurions probablement pu contourner une partie de la foule en empruntant les petites rues adjacentes, mais pour une première visite à Senso-ji, impossible pour moi de ne pas vivre l’expérience complète.

Nous avons donc franchi Kaminarimon et emprunté Nakamise-dori, la célèbre rue commerçante qui mène vers le temple.

De chaque côté, les petites boutiques et les kiosques se succèdent tandis qu’au centre, une véritable marée humaine avance tranquillement vers le temple. Nous avons pris notre temps, observé les boutiques et suivi le mouvement jusqu’à la seconde grande porte, Hozomon, avant d’arriver finalement au bâtiment principal de Senso-ji.

Et puisqu’il s’agissait de notre premier grand temple au Japon, nous avions envie d’expérimenter un peu tout ce que nous avions découvert pendant mes recherches.

Nous avons commencé par le rituel de purification des mains avant de nous approcher du temple. Nous avons également expérimenté l’encens, dont la fumée est traditionnellement dirigée vers soi, puis tenté notre chance avec les omikuji, ces petits papiers permettant de tirer une fortune.

Et pour une fois, la chance était avec nous : nous avons tous les deux obtenu de bonnes fortunes!

J’avais d’ailleurs appris avant notre visite que lorsqu’on obtient une mauvaise fortune, il est possible de plier le papier et de l’attacher aux supports prévus à cet effet plutôt que de repartir avec elle. Une petite tradition que j’étais bien contente de connaître… mais que nous n’avons finalement pas eu besoin d’utiliser!

Nous avons ensuite pris le temps d’explorer tranquillement le site, d’observer les différents bâtiments avant de continuer notre découverte du quartier.

Même avec toute cette foule, j’ai vraiment apprécié cette première rencontre avec les temples japonais.

👉 Pour ceux intéressés, il existe aussi une formule en visite guidée disponible sur GetYourGuide.

Étape 2 : Asakusa Culture Tourist Information Center et le quartier d’Asakusa

Après Senso-ji, j’avais repéré une autre activité pendant mes recherches : monter au sommet du Asakusa Culture Tourist Information Center pour observer le quartier d’en haut.

Ça semblait assez simple. Sauf qu’il fallait encore trouver le bon centre touristique!

J’ai demandé à mon mari de nous guider avec Google Maps et, fidèle à certaines de nos aventures précédentes au Vietnam, nous avons réussi à nous retrouver… complètement au mauvais endroit. 🤣🤣

Nous avons donc marché dans les petites rues d’Asakusa jusqu’à un autre centre d’information touristique avant de réaliser que ce n’était absolument pas celui que nous cherchions. Donc, retour sur Google Maps et demi-tour!

💡 Petit conseil : ne faites pas comme nous. Le Asakusa Culture Tourist Information Center pour cette activité se trouve directement en face de la porte Kaminarimon. Impossible de faire beaucoup plus près de Senso-ji!

On peut monter gratuitement jusqu’à la terrasse d’observation située au 8e étage, d’où l’on obtient une superbe vue plongeante sur Nakamise-dori et le complexe de Senso-ji.

C’est d’ailleurs seulement en l’observant d’en haut que j’ai vraiment réalisé à quel point Nakamise-dori était longue… et surtout à quel point il y avait du monde!

De l’autre côté, on aperçoit également très bien la Tokyo Skytree, qui domine complètement le paysage.

Il y a également un café à l’étage pour ceux qui souhaitent faire une petite pause, ainsi que des toilettes. Et puisqu’il s’agit avant tout d’un centre d’information touristique, c’est évidemment un excellent endroit pour obtenir de l’information sur Asakusa et les environs.

Pour une activité entièrement gratuite, je trouve que c’est vraiment un arrêt qui vaut la peine d’être ajouté à une première visite d’Asakusa.

🚽 Petite découverte japonaise : même les toilettes sont technologiques!

Impossible de parler de notre première journée à Tokyo sans mentionner une petite découverte qui m’a beaucoup fait sourire : les toilettes japonaises!

Je savais déjà que le Japon était réputé pour ses toilettes ultra-technologiques et nous avions d’ailleurs découvert celles de notre chambre d’hôtel dès notre arrivée. Siège chauffant, bidet intégré, température réglable et une série de boutons dont on ne comprend pas nécessairement l’utilité au premier regard… tout y était!

Mais ce que je ne réalisais pas encore, c’est que cette technologie se retrouvait également dans certaines toilettes publiques.

En allant aux toilettes du centre touristique d’Asakusa, je me suis donc retrouvée encore une fois devant tout un panneau de commandes… incluant même une fonction permettant de diffuser un son pour masquer les petits bruits gênants et offrir davantage d’intimité.

Évidemment, j’ai pris une photo. 😂 Parce qu’il fallait bien immortaliser notre première véritable rencontre avec les fameuses toilettes japonaises!

Bienvenue au Japon, où même aller aux toilettes devient une petite expérience culturelle.

Étape 3 : Le temple Zojo-ji et la Tokyo Tower

Après Asakusa, nous avons repris le métro pour changer complètement de secteur et rejoindre notre prochain arrêt : le temple Zojo-ji.

En arrivant, nous avons tout de suite remarqué les importantes rénovations en cours autour de la grande porte du temple.

Il s’agit de Sangedatsumon, une immense porte construite en 1622 et classée bien culturel important du Japon. Elle est d’autant plus précieuse qu’elle constitue le seul bâtiment d’origine du complexe de Zojo-ji ayant survécu jusqu’à aujourd’hui.

Lors de notre passage en avril 2026, elle était malheureusement complètement dissimulée derrière une imposante structure temporaire. D’importants travaux de conservation ont débuté en 2025 et devraient se poursuivre jusqu’en 2032. Il faudra donc revenir pour la voir!

Une fois cette zone traversée, le décor change complètement et on découvre l’une des images les plus emblématiques de Zojo-ji : le temple avec la Tokyo Tower qui s’élève juste derrière lui.

Le contraste est magnifique.

D’un côté, l’architecture traditionnelle du temple; de l’autre, cette immense tour rouge et blanche qui domine Tokyo. Ajoutez à cela quelques cerisiers encore en fleurs lors de notre passage et nous avions tout ce qu’il fallait pour faire de très jolies photos.

Une cérémonie découverte complètement par hasard

En nous approchant du temple, nous avons commencé à entendre de la musique.

Intrigués, nous avons suivi le son et découvert qu’une cérémonie ou une représentation traditionnelle était en cours. Un homme vêtu d’un costume traditionnel et portant un impressionnant masque rouge effectuait une sorte de danse cérémonielle, accompagné par ce qui semblait être des moines jouant de la musique.

Nous sommes malheureusement arrivés vers la fin, mais suffisamment tôt pour pouvoir observer une partie de la prestation.

C’est exactement le genre de petit moment que j’aime en voyage : quelque chose qu’on n’avait absolument pas prévu et sur lequel on tombe simplement parce qu’on était là au bon moment.

Lorsque la prestation s’est terminée, la foule s’est rapidement dispersée et plusieurs personnes se sont dirigées vers l’intérieur du temple. Une autre cérémonie semblait s’y poursuivre, mais ne sachant pas exactement ce qui se déroulait ni si nous pouvions y assister, nous avons préféré rester à l’extérieur.

Nous avons donc continué à explorer tranquillement le site, profiter des quelques cerisiers encore en fleurs et admirer cette superbe vue sur la Tokyo Tower.

Tokyo Tower : un petit air de Paris au cœur de Tokyo

Impossible de visiter Zojo-ji sans remarquer la Tokyo Tower qui se dresse juste derrière.

Avec sa structure métallique rouge et blanche, elle rappelle immédiatement la tour Eiffel – et ce n’est pas tout à fait un hasard puisqu’elle s’en inspire.

Construite à la fin des années 1950, la Tokyo Tower mesure 333 mètres de hauteur, ce qui en fait même une tour légèrement plus haute que la tour Eiffel.

Il est possible de la visiter et de monter jusqu’à ses plateformes d’observation, mais avec une seule grosse journée pour découvrir Tokyo, nous avions fait le choix de ne pas y consacrer davantage de temps. D’ailleurs, nous ne sommes même pas allés jusqu’à son pied.

Et honnêtement? Pour cette première visite, la découvrir ainsi, derrière Zojo-ji, était déjà magnifique.

Cette journée avait volontairement été construite ainsi : prendre davantage notre temps pour quelques endroits qui nous tenaient particulièrement à cœur, comme Senso-ji, puis effleurer d’autres facettes de Tokyo afin d’en découvrir le plus possible en une seule journée.

Zojo-ji et la Tokyo Tower auront donc été une courte étape… mais une très jolie étape.

Étape 4 : Traverser le célèbre Shibuya Crossing

Après Zojo-ji, nouveau changement de décor. Nous avons repris le métro pour rejoindre l’un des endroits les plus emblématiques de Tokyo : Shibuya Crossing.

Impossible pour moi de passer une première journée à Tokyo sans aller voir au moins une fois ce célèbre passage piétonnier où, lorsque les feux passent au rouge, les piétons envahissent l’intersection dans toutes les directions.

Notre objectif était pourtant très simple : le voir, le traverser et vivre l’expérience!

J’avais lu qu’il était possible d’obtenir une vue en hauteur sur l’intersection depuis les environs de la gare de Shibuya et j’espérais pouvoir la trouver en sortant du métro. Entre les travaux, l’immensité de la gare et notre temps limité, nous n’avons finalement jamais réussi à trouver le fameux point de vue que j’avais en tête.

Il existe évidemment plusieurs autres endroits permettant d’observer Shibuya Crossing d’en haut, dont certains payants. Mais pour cette journée déjà bien remplie, nous avons décidé de ne pas nous compliquer la vie.

Alors, caméra installée au bout de ma perche, nous avons attendu notre feu… Et nous avons traversé!

Une première fois dans un sens, puis une seconde fois dans l’autre, simplement pour profiter du moment et filmer l’expérience au milieu de tous ces gens qui traversaient simultanément.

Quelques minutes plus tard, mission accomplie. Nous pouvions reprendre le métro en disant : nous aussi, nous avons traversé Shibuya Crossing!

Ce fut un arrêt très rapide, certes, mais parfois, lorsqu’on ne dispose que d’une seule journée pour découvrir une ville aussi immense que Tokyo, il faut accepter de simplement goûter à certains endroits plutôt que de vouloir absolument tout approfondir.

Étape 5 : Tokyo Metropolitan Government Building – Tokyo vu d’en haut

Après Shibuya, nous avons repris le métro en direction de Shinjuku pour découvrir une autre petite trouvaille que j’avais repérée sur un blog avant notre voyage : les observatoires du Tokyo Metropolitan Government Building.

Et celui-ci avait un avantage particulièrement intéressant : l’accès est entièrement gratuit!

Les deux tours du bâtiment possèdent un observatoire situé au 45e étage, à environ 202 mètres de hauteur. Lors de notre passage, seule la North Observatory était accessible.

Une fois arrivés, il suffit de rejoindre la file menant aux ascenseurs. Nous nous attendions à devoir patienter assez longtemps, mais finalement, l’attente a été plutôt raisonnable. Et quelques instants plus tard, nous étions au 45e étage avec Tokyo qui s’étendait sous nos pieds.

De grandes fenêtres permettent d’observer la ville dans plusieurs directions et de véritablement prendre conscience de son immensité.

Et encore une fois, quelque chose nous a frappés. Où sont toutes les voitures?

Depuis cette hauteur, nous pouvions observer les grandes artères en contrebas et nous étions encore étonnés par le peu de circulation automobile visible comparativement à plusieurs autres grandes villes que nous avions visitées.

Après Bangkok, Bali et surtout les milliers de scooters qui avaient rythmé nos semaines au Vietnam, le contraste était saisissant.

Tokyo est immense. Tokyo compte des millions d’habitants. Et pourtant, depuis notre arrivée, nous étions constamment surpris par son côté ordonné et par cette impression de calme que nous ne nous attendions absolument pas à ressentir dans une métropole de cette taille.

Et le mont Fuji?

Par temps suffisamment dégagé, il est apparemment possible d’apercevoir le mont Fuji depuis l’observatoire.

Malheureusement pour nous, le ciel était beaucoup trop couvert ce jour-là. Nous avons regardé dans sa direction, cherché un peu… Rien du tout. Alors, avec mon mari, nous sommes arrivés à la seule conclusion possible : il allait falloir revenir!

Et cette phrase allait finalement revenir souvent pendant notre court passage au Japon.

Nous aurions également aimé retourner à l’observatoire en soirée afin de découvrir Tokyo illuminée. Toutefois, avec notre horaire déjà chargé, nous avons préféré continuer notre itinéraire et garder cette expérience pour une prochaine visite.

Encore une bonne raison de revenir!

Pour une première visite à Tokyo, je trouve néanmoins que le Tokyo Metropolitan Government Building est une excellente option pour observer gratuitement la ville d’en haut et prendre toute la mesure de son immensité.

Étape 6 : Omoide Yokocho, la « Memory Lane » de Shinjuku

Après avoir observé Tokyo depuis les hauteurs du Metropolitan Government Building, nous avons poursuivi notre découverte de Shinjuku à pied.

Premier arrêt : Omoide Yokocho, également surnommée Memory Lane.

Le contraste avec les grandes avenues de Tokyo est assez étonnant. On se retrouve soudainement dans un petit labyrinthe de ruelles étroites bordées de minuscules restaurants et izakayas où seulement quelques personnes peuvent parfois prendre place au comptoir.

Nous y sommes passés en plein après-midi et l’endroit était encore relativement tranquille. Ce n’était pas non plus l’heure de manger pour nous, alors nous nous sommes contentés de nous promener dans les petites ruelles et d’observer les lieux.

J’ai aimé découvrir cet endroit, mais je crois sincèrement que nous sommes passés à côté d’une bonne partie de son charme.

Omoide Yokocho doit prendre une tout autre allure une fois la nuit tombée, lorsque les lanternes s’allument, que les petits restaurants se remplissent et que les ruelles commencent véritablement à s’animer.

Encore quelque chose à ajouter sur notre liste pour une prochaine fois!

Étape 7 : Shinjuku – Godzilla, écrans géants et chat 3D

Nous avons ensuite poursuivi notre promenade vers la partie beaucoup plus animée de Shinjuku. Et là, changement complet d’ambiance!

Écrans géants, enseignes lumineuses, animation, commerces… c’est probablement dans ce secteur que j’ai ressenti le plus fortement cette image du Tokyo moderne et technologique que j’avais en tête avant notre voyage.

Shibuya Crossing est souvent comparé à Times Square à New York, mais personnellement, c’est plutôt en me promenant dans certains secteurs de Shinjuku que j’ai retrouvé cette impression d’être entourée d’écrans, d’enseignes et d’animation.

Nous sommes notamment allés voir la célèbre tête de Godzilla qui domine le quartier depuis le bâtiment de l’Hotel Gracery Shinjuku.

Godzilla s’anime à certains moments de la journée et, évidemment, nous sommes arrivés juste après une animation!

La prochaine était suffisamment éloignée pour que nous devions attendre presque une heure. Avec tout ce qu’il nous restait encore à voir et notre niveau d’énergie qui commençait tranquillement à diminuer, nous avons décidé que voir Godzilla immobile serait suffisant pour cette fois.

Encore une fois : il faudra revenir!

Nous avons toutefois eu beaucoup plus de chance quelques rues plus loin avec une autre curiosité de Shinjuku : le fameux chat 3D de Cross Shinjuku Vision. Nous sommes arrivés pratiquement au moment parfait.

À peine avions-nous repéré l’écran qu’un décompte était déjà en cours. Quelques instants plus tard, l’immense chat apparaissait devant nous avec un effet de profondeur étonnamment réaliste. C’est complètement ludique et ça ne prend que quelques minutes, mais j’ai adoré!

Nous avons d’ailleurs aperçu d’autres écrans utilisant des effets similaires pendant notre promenade, dont une animation avec un panda.

Ce sont de toutes petites choses dans une journée à Tokyo, mais elles contribuent justement à cette impression de découvrir une ville où tradition et technologie semblent constamment se côtoyer.

Fin de journée : Le fameux sandwich aux œufs du 7-Eleven

Après cette énorme journée de marche et de découvertes, notre énergie commençait sérieusement à nous abandonner.

Nous étions arrivés tard la veille, nous nous étions levés tôt et nous avions passé pratiquement toute la journée à parcourir Tokyo. Plutôt que de nous forcer à continuer simplement parce que nous étions au Japon, nous avons décidé de retourner tranquillement à notre hôtel.

Restait une question importante : qu’est-ce qu’on mange? Nous avions entendu parler à plusieurs reprises des fameux sandwichs aux œufs des konbinis japonais, et particulièrement de ceux du 7-Eleven.

Alors pourquoi pas?

Nous en avons acheté pour les ramener à notre chambre et avons ainsi réalisé notre très sérieuse première dégustation gastronomique japonaise… en pyjama dans notre petite chambre d’hôtel!

Et vous savez quoi? Ils étaient vraiment bons.

Ce ne sera certainement pas cette fois-ci que nous pourrons prétendre avoir découvert la gastronomie japonaise. Mais entre la fatigue, la douche et notre envie de ne plus bouger, ce petit souper improvisé était exactement ce dont nous avions besoin.

Nous étions couchés tôt ce soir-là, complètement épuisés mais vraiment satisfaits de notre journée.

En quelques heures seulement, nous étions passés des temples traditionnels d’Asakusa à la Tokyo Tower, de Shibuya aux gratte-ciel de Shinjuku, avant de terminer entourés d’écrans géants et d’animations 3D.

Nous avions seulement effleuré Tokyo. Mais une chose commençait déjà à devenir évidente : nous avions envie d’y revenir.

Jour 3 : Nezu-jinja, cerisiers en fleurs et dernière journée à Tokyo

Pour notre dernière journée à Tokyo, nous nous sommes encore une fois levés assez tôt. Nous devions rejoindre Narita plus tard dans la journée, mais il nous restait encore quelques endroits que je tenais absolument à découvrir avant de quitter la ville.

Un check-out beaucoup plus tôt que prévu

Une petite particularité nous avait surpris en réservant nos hôtels au Japon : le check-out était fixé à 10 h.

Nous étions plutôt habitués à des départs autour de 11 h ou midi lors de nos voyages et, lorsqu’on souhaite continuer à visiter pendant la journée, 10 h arrive plutôt rapidement!

Heureusement, notre hôtel nous permettait de laisser gratuitement nos bagages à la réception après avoir libéré notre chambre. Nos sacs à dos ont été identifiés avec des numéros puis conservés derrière la réception, dans un espace auquel les autres clients n’avaient pas accès. On nous a simplement remis les numéros correspondants afin de pouvoir les récupérer plus tard.

Nous avons donc conservé avec nous seulement un petit sac contenant ce dont nous avions besoin pour la journée et sommes repartis découvrir Tokyo les mains presque libres.

Une solution vraiment pratique qui nous évitait de transporter tous nos bagages ou de payer une consigne ailleurs dans la ville.

Étape 1 : Nezu-jinja et le festival des azalées

Notre premier arrêt de la journée nous amenait au sanctuaire Nezu-jinja.

Après avoir principalement découvert des temples bouddhistes la veille, comme Senso-ji et Zojo-ji, nous découvrions cette fois-ci un sanctuaire shinto. Et le hasard du calendrier nous réservait encore une jolie surprise.

En préparant notre itinéraire quelques jours avant notre arrivée au Japon, j’avais découvert que le Bunkyo Azalea Festival se déroulait justement au sanctuaire Nezu-jinja pendant le mois d’avril.

Nous étions seulement au début du mois et les azalées commençaient tout juste leur floraison. Le jardin n’avait donc pas encore atteint son plein potentiel… mais c’était déjà magnifique. Des centaines d’arbustes couvrent les petites collines du jardin et commencent progressivement à se remplir de fleurs roses, blanches, rouges et mauves. Moi qui adore tout ce qui touche à la nature et aux fleurs, j’étais évidemment aux anges!

L’accès au sanctuaire est gratuit, mais il fallait payer un petit montant supplémentaire pour parcourir le jardin des azalées. Lors de notre passage, nous avons payé seulement 200 ¥ par personne, soit quelques dollars canadiens. À ce prix-là, la question ne se posait même pas!

Et les azalées ne sont pas le seul attrait du sanctuaire. Nezu-jinja possède également une superbe succession de petits torii rouges sous lesquels on peut marcher.

Entre l’architecture du sanctuaire, les torii et les azalées qui commençaient à fleurir, cette visite aura finalement été l’une de mes très belles surprises de Tokyo.

Nous étions venus au Japon en espérant voir des cerisiers en fleurs et voilà que nous avions droit, en prime, aux azalées!

Étape 2 : Ueno Park et les cerisiers en fleurs

Nous avons ensuite quitté Nezu-jinja pour rejoindre Ueno Park à pied. Et cette visite-là, je l’attendais avec énormément d’impatience.

Depuis que j’avais réalisé que notre escale coïncidait avec la période des sakura, je rêvais de pouvoir vivre au moins une fois cette image du Japon entouré de cerisiers en fleurs.

Nous en avions déjà aperçu quelques-uns depuis notre arrivée, notamment autour des temples, mais Ueno Park devait être notre véritable rendez-vous avec les sakura.

En arrivant par le secteur du lac, j’ai immédiatement su que nous avions bien fait de venir.

Le parc était déjà magnifique en lui-même. Sur l’eau, les visiteurs se promenaient dans de drôles de petits pédalos en forme de cygne et, un peu plus loin, nous pouvions apercevoir une allée bordée de cerisiers.

Évidemment, c’est là que nous nous sommes dirigés.

Sous une pluie de pétales de cerisiers

Cette première allée longeant le lac n’était pas particulièrement large et c’est probablement justement ce qui m’a autant plu.

Les cerisiers nous entouraient véritablement des deux côtés.

Nous arrivions vers la fin de la floraison et les arbres avaient déjà perdu une partie de leurs fleurs. Mais il en restait largement assez pour créer ce décor dont j’avais rêvé.

Et avec le petit vent qui soufflait ce jour-là, les pétales se détachaient tranquillement des branches et tombaient autour de nous. Une véritable petite neige de pétales.

Nous n’étions peut-être plus au pic parfait de la floraison, mais finalement, arriver légèrement après nous aura permis de vivre autre chose : voir les pétales tomber autour de nous.

Et c’était absolument magnifique.

La grande allée de cerisiers d’Ueno Park

En poursuivant notre promenade dans le parc, nous avons également traversé un secteur rempli de petits kiosques de nourriture.

Brochettes de fruits, fraises, bananes recouvertes de chocolat et toutes sortes de spécialités japonaises se succédaient. Certaines nous semblaient plus familières que d’autres!

Nous n’avons pas nécessairement goûté à tout, mais simplement se promener entre les kiosques, regarder ce qui était proposé et sentir toutes ces odeurs faisait partie de l’expérience.

Nous avons ensuite rejoint la grande allée de cerisiers pour laquelle Ueno Park est particulièrement connu.

Elle est beaucoup plus large que celle que nous avions découverte près du lac et les déplacements y sont organisés afin que les visiteurs circulent dans les deux directions.

Lors de notre passage, la saison des cerisiers tirait tranquillement à sa fin et certaines installations et décorations étaient déjà en train d’être démontées.

Personnellement, j’ai finalement préféré notre première promenade près du lac.

Peut-être parce que les arbres y semblaient plus près de nous, peut-être parce qu’il y avait un peu moins de monde ou simplement parce que l’effet était beaucoup plus enveloppant.

Au pic de la floraison, avec tous les cerisiers remplis de fleurs et les installations en place, la grande allée doit toutefois être spectaculaire.

Un rendez-vous manqué avec le Tokyo National Museum

Nous avons continué notre promenade à travers Ueno Park en direction de la grande fontaine située devant le Tokyo National Museum.

J’avais vraiment envie de visiter ce musée. Ses collections consacrées à l’art, à l’histoire et au patrimoine culturel japonais correspondaient parfaitement au genre de visite que nous aimons faire en voyage.

Il ne restait qu’un petit problème. Nous étions lundi. Et contrairement à ce que j’avais retenu pendant ma préparation, le Tokyo National Museum est normalement fermé le lundi.

Nous étions donc arrivés jusqu’à la porte… pour découvrir que nous ne pourrions pas entrer.

Déception!

Nous avons quand même décidé de profiter du moment plutôt que de repartir immédiatement. Nous nous sommes assis près de la fontaine, avons pris le temps de nous reposer un peu et de profiter encore quelques instants du parc avant de rebrousser chemin.

Et vous connaissez maintenant la phrase qui commençait à devenir notre devise au Japon : Il va falloir revenir!

Étape 3 : Au revoir Tokyo… direction Narita!

Après cette dernière promenade, il était temps de retourner à notre hôtel récupérer les sacs à dos que nous avions laissés à la réception.

Nous avons ensuite rejoint la gare pour prendre le train en direction de Narita. Environ une heure plus tard, nous quittions tranquillement l’immensité de Tokyo pour découvrir une ambiance qui allait être complètement différente.

Notre escale japonaise n’était pas terminée. Prochain arrêt : Narita.

Arrivée à Narita

Nous sommes arrivés à Narita en début d’après-midi et avons commencé par rejoindre notre hôtel, situé à quelques minutes à pied de la gare.

Cette fois-ci, nous avions le problème inverse de la veille : nous étions trop tôt pour effectuer notre check-in! Mais, encore une fois, aucun problème.

L’hôtel nous a proposé de conserver gratuitement nos sacs à dos derrière la réception jusqu’à ce que notre chambre soit prête. Comme à Tokyo, nos bagages étaient identifiés et entreposés dans un espace réservé au personnel plutôt que simplement laissés dans le hall.

Je dois dire que nous avons vraiment apprécié ce service pendant notre passage au Japon. Non seulement nous pouvions continuer à visiter sans transporter nos gros sacs à dos, mais nous n’avions pas non plus besoin de payer pour utiliser une consigne à bagages.

Nous avons donc gardé avec nous seulement le nécessaire et sommes repartis aussitôt explorer Narita.

Étape 4 : Premiers pas dans Narita et Omotesando

La météo était plutôt grise mais puisqu’il ne pleuvait pas encore, aussi bien en profiter!

Nous avons commencé à marcher tranquillement dans Narita avant de rejoindre Narita Omotesando, la rue commerçante traditionnelle qui relie le secteur de la gare au temple Naritasan Shinshoji. Et déjà, l’ambiance était complètement différente de celle que nous venions de quitter à Tokyo.

Après les gratte-ciel, les écrans géants et les quartiers animés de la capitale, nous découvrions des rues beaucoup plus tranquilles et une atmosphère presque de petite ville.

Nous avons suivi Omotesando jusqu’à ce qui allait finalement devenir l’une des plus belles surprises de notre escale.

Étape 5 : Naritasan Shinshoji – notre coup de cœur

Au départ, Narita devait surtout être une façon pratique de terminer notre séjour près de l’aéroport.

Je ne m’attendais donc certainement pas à ce que Naritasan Shinshoji devienne notre temple préféré de cette courte découverte du Japon.

Et pourtant! Dès notre arrivée sur le site, nous avons adoré l’endroit.

Nous avions évidemment beaucoup aimé Senso-ji à Tokyo, mais l’expérience était complètement différente. Ici, il y avait beaucoup moins de monde et l’atmosphère nous semblait plus calme, plus paisible et presque plus authentique.

J’ai particulièrement aimé certains des bâtiments aux tons de bois foncé qui leur donnaient énormément de caractère. Pagodes, portes, bâtiments religieux… plus nous avancions, plus nous découvrions de nouveaux détails.

Et puis, comme si nous n’avions pas encore eu suffisamment de chance avec les fleurs pendant cette escale, nous sommes tombés sur un magnifique cerisier encore abondamment fleuri.

Mais la véritable surprise nous attendait derrière les bâtiments du temple.

Naritasan Park : une petite bulle de tranquillité

Nous avons décidé de poursuivre notre visite dans le Naritasan Park, situé juste derrière le complexe du temple. Et quel bel endroit!

Nous avons pris le temps d’en parcourir une bonne partie et c’est probablement ici que nous avons retrouvé l’une des ambiances les plus paisibles de notre escale.

Sentiers, végétation, plans d’eau et jardins se succèdent dans un environnement incroyablement calme.

Après notre grosse journée à Tokyo la veille et notre matinée encore bien remplie entre Nezu-jinja et Ueno Park, cette promenade nous faisait énormément de bien.

Nous n’avions rien à cocher sur une liste, aucun métro à attraper pour rejoindre notre prochaine attraction et aucune envie de nous dépêcher. Nous pouvions simplement marcher et profiter de l’endroit.

Et finalement, c’est probablement ce qui nous a fait autant aimer Naritasan.

Nous étions venus à Narita essentiellement parce que notre vol de retour partait de là le lendemain. Pourtant, cette simple décision de dormir près de l’aéroport nous aura permis de découvrir un endroit que nous aurions probablement complètement ignoré autrement.

Naritasan Shinshoji et son parc auront été un véritable coup de cœur.

Retour par Omotesando… et toujours pas de cuisine japonaise!

Après avoir exploré le parc, nous sommes revenus tranquillement vers notre hôtel en empruntant cette fois-ci une plus grande portion de Narita Omotesando.

La rue est particulièrement agréable à parcourir avec ses commerces, restaurants et bâtiments qui accompagnent le chemin jusqu’au temple.

Et c’est ici que nous avons retrouvé quelque chose qui m’avait déjà beaucoup intriguée à Tokyo : les fameux faux plats exposés dans les vitrines des restaurants japonais. Appelées shokuhin sampuru, ces reproductions représentent de façon parfois étonnamment réaliste les différents plats proposés au menu.

Et je dois dire que je trouvais ça absolument fascinant!

On pouvait littéralement regarder une vitrine et voir à quoi ressemblaient les différents plats avant même d’entrer dans le restaurant. Nouilles, riz, viandes, accompagnements… tout était reproduit et présenté comme s’il s’agissait de véritables assiettes prêtes à être servies. C’est vraiment particulier à voir la première fois.

Par contre, aussi pratique que puisse être le concept, dans mon cas, il produisait presque l’effet inverse : ça ne me donnait pas particulièrement envie d’aller manger là! Je savais évidemment que ce que je regardais était faux, mais voir toute cette nourriture figée derrière une vitrine me semblait tellement étrange que j’avais un peu de difficulté à faire abstraction du visuel.

Disons simplement que je trouvais le concept beaucoup plus fascinant… qu’appétissant!

Malgré tout, il commençait sérieusement à être temps de manger, nous nous sommes donc arrêtés dans un restaurant. Après les fameux sandwichs aux œufs du 7-Eleven la veille, peut-être était-ce enfin le moment de découvrir la gastronomie japonaise?

Eh bien… non. Nous avons mangé des burgers chez EG Diner! Des burgers plutôt chers, d’ailleurs, mais après une autre grosse journée de marche, c’est ce qui nous faisait envie à ce moment-là. Notre découverte de la véritable cuisine japonaise allait donc devoir, elle aussi, attendre notre prochain voyage!

Nous sommes ensuite retournés à notre hôtel récupérer nos bagages et prendre possession de notre chambre.

Encore une fois, nous avons retrouvé le concept désormais familier de la chambre japonaise compacte : petit lit double, peu d’espace et petite salle de bain, mais un aménagement extrêmement fonctionnel où chaque chose semble avoir été pensée pour utiliser l’espace disponible au maximum.

Nous étions fatigués et n’avions plus vraiment envie de ressortir.

La soirée s’est donc terminée tranquillement à l’hôtel après une journée qui nous avait fait passer des azalées de Nezu-jinja aux cerisiers d’Ueno Park, puis de l’immensité de Tokyo à la tranquillité de Narita.

Une transition parfaite pour notre dernière nuit au Japon.

Jour 4 : Une dernière matinée à Narita avant le retour

Notre vol de retour vers Montréal n’était prévu que plus tard dans la journée, ce qui nous laissait encore quelques heures pour profiter de Narita avant de reprendre l’avion.

Nous n’avions pas inclus le déjeuner dans notre réservation à l’hôtel puisque nous trouvions le prix plutôt élevé. Nous avons donc préféré sortir et trouver quelque chose à manger en ville.

La météo était beaucoup moins belle que la veille. Une petite pluie intermittente nous accompagnait par moments, mais rien d’assez important pour nous empêcher de sortir. Avec nos manteaux et une température plutôt fraîche, nous avons simplement décidé de faire avec.

Après tout, nous n’avions pas vraiment envie de passer notre dernière matinée au Japon enfermés dans notre chambre!

Une dernière promenade dans Narita

Comme notre check-out était encore une fois fixé assez tôt, nous avons encore laissé nos sacs à dos gratuitement à la réception de l’hôtel.

Puisque nous avions déjà découvert les principaux endroits qui nous intéressaient à Narita la veille, nous n’avions pas préparé de véritable itinéraire pour cette dernière matinée.

Nous en avons plutôt profité pour nous promener tranquillement, acheter quelques souvenirs et, surtout, retourner à notre coup de cœur de la veille : Naritasan Shinshoji.

Et je suis vraiment contente que nous y soyons retournés. Il y avait beaucoup moins de visiteurs que la veille, probablement en partie à cause de la météo, et l’atmosphère était encore plus paisible.

Nous avons pu prendre notre temps, refaire quelques photos et surtout emprunter des sentiers différents dans le parc afin de découvrir d’autres points de vue.

Encore quelques découvertes à Naritasan Shinshoji

Cette deuxième visite nous a également permis de porter davantage attention aux différents bâtiments historiques du complexe. Plusieurs d’entre eux remontent d’ailleurs à l’époque d’Edo et sont aujourd’hui classés comme biens culturels importants du Japon.

Plus nous explorions le site, plus notre impression de la veille se confirmait : nous avions vraiment un coup de cœur pour cet endroit.

Et le Naritasan Park était toujours aussi agréable. Cette dernière promenade sous un ciel gris, avec très peu de monde autour de nous, nous aura finalement offert exactement ce dont nous avions besoin avant d’entreprendre notre longue journée de retour : du calme.

Pas besoin de courir après une dernière attraction simplement pour ajouter quelque chose à notre liste. Nous avons marché, profité des jardins, observé les bâtiments et savouré nos derniers moments au Japon.

Direction l’aéroport… et retour à Montréal

Il était finalement temps de retourner à l’hôtel récupérer nos bagages.

Nous avons rejoint la gare puis pris le train jusqu’à l’aéroport international de Narita pour entreprendre la dernière étape de notre voyage. Un vol d’environ 12 heures nous séparait maintenant de Montréal. Et après toutes ces semaines en Asie, nous étions évidemment contents de rentrer à la maison.

Si j’avais eu plus de temps

Trois jours, c’est très court pour découvrir Tokyo et Narita.

Nous le savions avant même d’arriver et notre objectif n’a jamais été de tout voir. Cette escale devait plutôt nous permettre d’avoir un premier aperçu du Japon et, peut-être, de confirmer notre envie d’y revenir un jour.

Mission accomplie!

Parce qu’en repartant, notre liste de choses à voir était probablement encore plus longue qu’à notre arrivée.

Visiter le Tokyo National Museum

S’il y a une visite que je regrette réellement d’avoir manquée, c’est probablement le Tokyo National Museum. Nous nous étions rendus jusqu’au musée pendant notre promenade à Ueno Park avant de découvrir qu’il était fermé le lundi.

Avec ses collections consacrées à l’art et au patrimoine culturel japonais, c’était exactement le genre de visite qui nous intéressait. Lors d’un prochain passage à Tokyo, il sera définitivement à remettre au programme.

Et cette fois-ci, je vérifierai deux fois les jours d’ouverture!

Découvrir Shinjuku une fois la nuit tombée

J’aurais également aimé consacrer une véritable soirée à Shinjuku.

Nous avons découvert Omoide Yokocho, les écrans géants, Godzilla et le fameux chat 3D en plein jour. C’était déjà intéressant, mais je suis convaincue que l’ambiance doit être complètement différente une fois la nuit tombée et toutes les enseignes illuminées.

J’aurais particulièrement aimé retourner à Omoide Yokocho en soirée, lorsque les minuscules restaurants s’animent, puis remonter au Tokyo Metropolitan Government Building pour observer gratuitement Tokyo illuminée depuis le 45e étage.

Une journée et une soirée dans le même quartier nous auraient probablement permis d’en découvrir deux visages complètement différents.

Observer Shibuya Crossing d’en haut

Nous avons traversé Shibuya Crossing et vécu l’expérience au niveau de la rue, mais il me manque définitivement la vue d’en haut.

Avec davantage de temps, j’aurais aimé trouver un point d’observation permettant de regarder les centaines de piétons envahir simultanément l’intersection.

Et pourquoi pas monter jusqu’à SHIBUYA SKY pour obtenir une vue beaucoup plus impressionnante sur Tokyo?

Monter dans l’une des grandes tours de Tokyo

Nous avons volontairement privilégié l’observatoire gratuit du Tokyo Metropolitan Government Building pendant cette courte escale.

Avec quelques jours supplémentaires, j’aurais toutefois aimé monter dans l’une des grandes tours de Tokyo.

Nous avons admiré la Tokyo Tower depuis Zojo-ji et aperçu la Tokyo Skytree depuis Asakusa, mais nous ne sommes montés dans aucune des deux.

Ce serait une autre façon de découvrir l’immensité de Tokyo – et peut-être, avec un peu plus de chance côté météo, d’apercevoir enfin le mont Fuji!

Découvrir davantage le Japon traditionnel

Malgré le peu de temps dont nous disposions, les temples et sanctuaires ont fait partie de mes endroits préférés de cette escale.

Avec quelques journées supplémentaires, j’aurais donc certainement continué dans cette direction en découvrant d’autres temples, sanctuaires, jardins et quartiers plus traditionnels de Tokyo.

J’avais notamment repéré la Kyu Asakura House, une ancienne résidence japonaise du début du XXe siècle entourée d’un jardin traditionnel. Elle faisait partie de mes possibilités avant le voyage, mais nous n’avons finalement pas pu l’intégrer à notre itinéraire.

J’avais également repéré à Asakusa un musée consacré aux samouraïs et aux ninjas, qui propose une visite beaucoup plus immersive autour de leur histoire et de leur culture. Comme nous aimons particulièrement les endroits historiques – et que tout ce qui touche aux samouraïs intéressait beaucoup mon mari – c’est une activité que j’aurais facilement ajoutée avec quelques heures supplémentaires à Tokyo.

Comme nous étions déjà à Asakusa pour visiter Senso-ji, elle aurait d’ailleurs été relativement facile à intégrer à cette journée si notre itinéraire avait été un peu moins chargé.

Et dans la même optique que ce musée, j’avais également repéré la ville de Sakura, située à quelques stations de train de Narita. On peut notamment y découvrir d’anciennes résidences de samouraïs datant de l’époque où Sakura était une importante ville fortifiée, ainsi que Hiyodorizaka, un joli chemin bordé de bambous.

Nous avions envisagé cette possibilité pour notre dernière matinée à Narita. Mais avec notre temps limité et la météo plutôt grise, nous avons finalement préféré retourner tranquillement profiter de Naritasan Shinshoji. Avec une journée supplémentaire à Narita, Sakura aurait certainement fait partie de notre programme.

C’est justement ce genre d’endroit plus calme, historique et traditionnel que j’aimerais davantage explorer lors d’un prochain séjour.

Et surtout… découvrir enfin la gastronomie japonaise!

Bon. Il faut quand même en parler.

Nous avons passé trois jours au Japon et notre expérience gastronomique aura essentiellement tourné autour de sandwichs aux œufs du 7-Eleven et de restauration rapide du style McDonald’s et de EG Diner!

Après plusieurs semaines au Vietnam, nous étions simplement arrivés à un point où nous avions moins envie de manger asiatique et, avec nos journées très chargées, la nourriture n’était clairement pas notre priorité.

Lors d’un prochain voyage, ce serait complètement différent. J’aimerais prendre le temps de découvrir les petits restaurants, essayer différentes spécialités japonaises et faire de la gastronomie une véritable partie du voyage.

Une liste qui aurait pu être beaucoup plus longue…

Et encore, tout ce que je viens de nommer ne représente qu’une petite partie de ce que nous aurions pu ajouter à notre itinéraire.

Tokyo est immense et nous n’en avons finalement découvert que quelques quartiers. Il nous en reste tellement d’autres à explorer, sans compter les nombreux temples, sanctuaires, musées, jardins, points d’observation et expériences que la ville propose.

Il y aurait facilement de quoi remplir plusieurs journées supplémentaires.

On retrouve même Tokyo Disneyland et Tokyo DisneySea à proximité de Tokyo! Mais avec seulement trois jours au Japon, consacrer une journée complète à un parc d’attractions aurait signifié renoncer à une bonne partie de ce que nous voulions découvrir de la ville pour cette première visite.

Et c’est probablement ce qui résume le mieux notre escale : nous avons constamment dû faire des choix.

Avec aussi peu de temps, il était impossible de tout intégrer. Nous avons donc établi nos priorités en fonction de ce que nous avions le plus envie de découvrir pour cette première rencontre avec le Japon, tout en sachant très bien que nous allions laisser énormément de choses derrière nous.

Bref, ce ne sont certainement pas les idées qui nous manquaient.

En réalité, notre problème était plutôt l’inverse : plus nous découvrions le Japon, plus notre liste pour un prochain voyage s’allongeait.

Cette escale devait simplement nous donner un petit avant-goût du pays. Elle aura surtout réussi à nous donner envie d’y revenir beaucoup plus longtemps.

Comment se déplacer à Tokyo / Narita – lors d’une escale

S’il y a une chose qui nous a impressionnés à Tokyo, c’est certainement l’efficacité de son réseau de transport en commun.

Tokyo est immense et les différents quartiers que nous voulions visiter étaient parfois très éloignés les uns des autres. Pourtant, nous n’avons jamais ressenti le besoin d’utiliser une voiture ou un taxi.

Pendant toute notre escale, nous nous sommes essentiellement déplacés à pied, en métro et en train.

Et sincèrement, ça fonctionne merveilleusement bien.

La Welcome Suica : notre meilleure alliée

Pour faciliter nos déplacements, nous avions acheté une Welcome Suica, une carte rechargeable destinée notamment aux visiteurs étrangers effectuant un court séjour au Japon.

Le principe est extrêmement simple. On dépose de l’argent sur la carte, puis on la présente au lecteur lorsqu’on entre dans une station et de nouveau lorsqu’on en sort. Le système calcule automatiquement le prix du trajet et déduit le montant correspondant du solde de la carte.

Pas besoin d’acheter un nouveau billet chaque fois qu’on prend le métro ou le train. Et lorsqu’il ne reste plus suffisamment d’argent, il suffit de la recharger.

La Welcome Suica peut être utilisée sur une grande partie des trains, métros et autobus de la région de Tokyo et elle est également compatible avec plusieurs réseaux de transport ailleurs au Japon.

Pour une courte escale comme la nôtre, nous avons trouvé le système extrêmement pratique.

La Welcome Suica sert aussi à faire des achats

Autre avantage intéressant : la Welcome Suica ne sert pas uniquement au transport.

Elle peut également être utilisée comme moyen de paiement dans de nombreux commerces, dépanneurs et distributrices qui acceptent les cartes IC.

La Welcome Suica destinée aux courts séjours est valide pendant 28 jours et le solde restant n’est pas remboursé à la fin de sa période de validité.

Avant de quitter le Japon, il nous restait justement quelques yens sur nos cartes. Nous avons donc simplement utilisé le solde au 7-Eleven pour acheter des boissons et quelques collations pour notre vol de retour.

Une façon plutôt efficace de terminer la carte pratiquement à zéro!

Google Maps pour savoir quel train prendre

Je dois également donner une mention spéciale à Google Maps, qui nous a énormément simplifié la vie.

Le réseau ferroviaire de Tokyo peut sembler intimidant lorsqu’on regarde une carte pour la première fois. Il y a énormément de lignes, plusieurs compagnies différentes et des stations parfois gigantesques.

Pourtant, sur place, nous avons trouvé nos déplacements beaucoup plus simples que prévu.

Nous indiquions simplement notre destination dans Google Maps et l’application nous proposait les différents itinéraires possibles en transport en commun, les lignes à emprunter, les stations où descendre ou effectuer une correspondance et la durée approximative du trajet.

Les tarifs sont également généralement indiqués, ce qui permet d’avoir une bonne idée du coût du déplacement.

Une fois qu’on comprend le fonctionnement, ça devient étonnamment facile.

Et entre Tokyo et Narita?

Nous avons utilisé le même principe pour rejoindre Narita depuis Tokyo.

Train, Welcome Suica et Google Maps : rien de plus compliqué.

Le trajet nous a pris un peu plus d’une heure et nous a permis de rejoindre directement Narita sans avoir à nous préoccuper d’une voiture ou d’un transfert privé.

Pour nous qui voyagions seulement avec des sacs à dos, c’était particulièrement simple.

Marcher pour découvrir chaque quartier

Même avec un réseau de transport aussi efficace, nous avons énormément marché.

Notre façon préférée de visiter une ville reste souvent la même : utiliser le transport en commun pour rejoindre un secteur, puis continuer à pied une fois sur place.

C’est ainsi que nous avons découvert Asakusa, Shinjuku, Ueno, les environs de Nezu-jinja et, plus tard, Narita.

Marcher permet de découvrir toutes ces petites choses qu’on ne remarque pas nécessairement lorsqu’on passe simplement d’une attraction à une autre. Et Tokyo s’y prête particulièrement bien.

Métro, autobus, taxi ou autre?

Tokyo offre évidemment plusieurs autres possibilités pour se déplacer.

Le réseau d’autobus est très développé et peut notamment être pratique pour rejoindre certains secteurs moins bien desservis par le train. Des taxis sont également disponibles un peu partout dans la ville, mais ils reviennent généralement beaucoup plus cher que le transport collectif.

Il existe également des autobus touristiques permettant de découvrir plusieurs attractions de Tokyo, ainsi que différentes possibilités de location de vélos.

Nous n’avons testé aucune de ces options pendant notre escale.

Avec seulement trois jours et un itinéraire réparti dans plusieurs quartiers, la combinaison train + métro + marche nous convenait parfaitement.

Et après avoir expérimenté le réseau de Tokyo, je comprends beaucoup mieux comment une ville aussi immense peut fonctionner avec une circulation automobile qui nous a semblé étonnamment faible.

Pour une première visite, le réseau peut paraître impressionnant sur papier. Sur place, notre expérience aura été complètement différente : nous l’avons trouvé organisé, efficace et beaucoup plus facile à utiliser que nous l’avions imaginé.

Et une fois à Narita?

Une fois arrivés à Narita, nous n’avons pratiquement plus utilisé les transports en commun.

Notre hôtel étant situé à quelques minutes à pied de la gare, nous avons simplement déposé nos bagages et exploré la ville à pied.

Narita Omotesando, Naritasan Shinshoji et son magnifique parc étaient tous accessibles à la marche depuis notre hôtel. Même le lendemain matin, nous avons pu retourner nous promener dans le secteur sans avoir besoin d’utiliser un autre moyen de transport.

Pour notre départ, nous avons simplement repris le train depuis Narita jusqu’à l’aéroport en utilisant une dernière fois notre Welcome Suica.

Pour une courte escale comme la nôtre, Narita s’est donc révélée particulièrement facile à découvrir sans voiture : un train pour y arriver, nos jambes pour l’explorer et un autre train pour rejoindre l’aéroport!

Où dormir à Tokyo et Narita

Pour cette courte escale au Japon, nous avons choisi deux hébergements différents : deux nuits à Tokyo, puis une dernière nuit à Narita afin de nous rapprocher de l’aéroport avant notre vol de retour vers Montréal.

Dans les deux cas, notre priorité était surtout l’emplacement. Avec seulement quelques jours devant nous, nous voulions pouvoir nous déplacer facilement en transport en commun et éviter de perdre inutilement du temps dans les déplacements.

À Tokyo : APA Hotel Ueno Hirokoji

Pour nos deux nuits à Tokyo, nous avons séjourné au APA Hotel Ueno Hirokoji. Et pour nos besoins, c’était un excellent choix.

Comme je le mentionnais plus tôt, les chambres d’hôtel à Tokyo peuvent être étonnamment petites lorsqu’on est habitué aux standards nord-américains. La nôtre ne faisait pas exception : un lit double, très peu d’espace autour et une salle de bain compacte. Mais tout était tellement bien pensé que nous n’avons finalement manqué de rien.

La chambre était jolie, propre, confortable et surtout extrêmement fonctionnelle. Même à deux dans un lit double, ce que j’appréhendais un peu au départ, nous avons finalement très bien dormi.

L’emplacement nous convenait également parfaitement. Nous étions à proximité des transports en commun, ce qui nous permettait de rejoindre facilement les différents secteurs que nous voulions visiter, tout en étant relativement près d’Ueno Park pour notre dernière matinée à Tokyo.

Le secteur autour de l’hôtel était également très calme, ce qui nous a beaucoup surpris lors de notre arrivée tardive le samedi soir.

Le petit-déjeuner

Le petit-déjeuner était inclus dans notre réservation et était servi dans un tout petit restaurant situé près du hall de l’hôtel.

Lors de notre check-in, on nous avait remis des coupons à présenter chaque matin au restaurant. Il ne s’agissait pas d’un grand buffet : nous devions plutôt choisir parmi quelques menus proposés. J’ai opté pour le déjeuner de style américain tandis que mon mari a essayé la version asiatique.

Ce n’était pas nécessairement un déjeuner spectaculaire, mais c’était tout à fait correct et surtout très pratique avant de partir pour nos grosses journées de visite.

Le matin de notre départ, l’hôtel a également conservé gratuitement nos sacs à dos après notre check-out afin que nous puissions continuer à visiter Tokyo sans transporter tous nos bagages.

Un service que nous avons énormément apprécié.

Les +

  • Excellent emplacement pour utiliser les transports en commun;
  • Secteur calme;
  • Chambre petite, mais très fonctionnelle;
  • Chambre propre et confortable;
  • Petit-déjeuner inclus dans notre réservation;
  • Consigne à bagages gratuite après le check-out;
  • Personnel accueillant et service impeccable.

Est-ce que j’y retournerais?
Oui, sans hésiter. Pour une courte visite à Tokyo où l’objectif est surtout d’avoir un pied-à-terre confortable et bien situé pour explorer la ville, le APA Hotel Ueno Hirokoji répondait parfaitement à nos besoins.

💲Tarif en avril 2026: environ 60 798 ¥ (environ 545$) pour 2 nuits pour la Chambre standard double, petit déjeuner et taxe d’hébergement inclus.

À Narita : Meet Inn Narita

Pour notre dernière nuit au Japon, nous avons choisi le Meet Inn Narita.

Encore une fois, l’emplacement a beaucoup influencé notre choix. L’hôtel se trouve à quelques minutes à pied des gares de Narita, ce qui était particulièrement pratique puisque nous arrivions de Tokyo en train et devions ensuite rejoindre l’aéroport de Narita le lendemain.

La chambre ressemblait beaucoup, dans son concept, à celle que nous avions eue à Tokyo : petite, avec un lit double et une salle de bain compacte, mais suffisamment fonctionnelle pour que nous ne manquions de rien.

Je l’ai trouvée un peu plus simple que celle du APA Hotel Ueno Hirokoji, mais pour une seule nuit avant notre vol, nous n’avions absolument pas besoin de davantage.

Le lit était confortable, la chambre répondait parfaitement à nos besoins et le personnel était très gentil.

L’hôtel nous a également rendu un énorme service à deux reprises : à notre arrivée, puisque notre chambre n’était pas encore prête, puis le lendemain matin après notre check-out. Dans les deux cas, nous avons pu laisser gratuitement nos sacs à dos en consigne derrière la réception et continuer à visiter Narita les mains libres.

Une navette pour l’aéroport

Le Meet Inn Narita proposait également une navette vers l’aéroport incluse avec le séjour.

Malheureusement, les horaires ne correspondaient pas vraiment à l’heure de notre vol. Les départs disponibles étaient soit trop tôt, soit trop tard pour nous. Nous avons donc simplement repris le train jusqu’à l’aéroport avec notre Welcome Suica.

Pour quelqu’un dont l’horaire de vol correspond à celui de la navette, cela peut toutefois être un avantage très intéressant.

Et le petit-déjeuner?

Le petit-déjeuner n’était pas inclus dans notre réservation et il était possible de l’ajouter moyennant un supplément.

Sur le moment, nous avions trouvé le prix plutôt élevé et avons préféré nous dire que nous trouverions facilement quelque chose à manger ailleurs le lendemain matin.

Avec le recul… nous aurions peut-être dû le prendre! Nous avons finalement eu plus de difficulté que prévu à trouver un endroit où déjeuner tôt le matin à proximité.

Les +

  • À quelques minutes à pied des gares de Narita;
  • Pratique pour rejoindre l’aéroport;
  • Possibilité de navette vers l’aéroport;
  • À distance de marche de Narita Omotesando et Naritasan Shinshoji;
  • Chambre simple, mais confortable et fonctionnelle;
  • Consigne à bagages gratuite;
  • Personnel très accueillant.

Est-ce que j’y retournerais?
Oui. Pour une nuit à Narita avant ou après un vol, le Meet Inn Narita était exactement ce dont nous avions besoin : simple, confortable, bien situé et pratique.

💲Tarif en avril 2026: environ 10 171 ¥ (environ 91$) pour 1 nuit pour la Chambre double (smart), taxe d’hébergement incluse.

La Monnaie

La monnaie officielle du Japon est le yen japonais (¥ / JPY).

Pendant notre escale, nous avons utilisé un mélange d’argent comptant, de carte de crédit et de notre Welcome Suica pour effectuer nos paiements.

Comment avons-nous obtenu nos yens?

Nous n’avions pas acheté de yens avant notre départ. Une fois au Japon, nous avons simplement retiré de l’argent directement à un guichet automatique.

Nous avons notamment utilisé un guichet des dépanneurs 7-Eleven, très faciles à trouver au Japon.

Comme toujours lors d’un retrait à l’étranger, des frais peuvent être facturés par le guichet ainsi que par votre propre institution financière. Le taux de change peut également varier d’une journée à l’autre.

Lors de notre voyage en avril 2026, notre taux de change était d’environ : environ 112 ¥ pour 1 $ CAD.

Carte de crédit, argent comptant ou Welcome Suica?

Nous avons pu utiliser notre carte de crédit pour plusieurs dépenses, notamment nos hôtels et certains restaurants.

Nous avons tout de même trouvé pratique de conserver quelques yens en argent comptant pour les petites dépenses et les endroits où nous ne pouvions pas nécessairement payer par carte.

Notre Welcome Suica nous a également facilité la vie. En plus de payer nos déplacements en train et en métro, nous pouvions l’utiliser dans certains commerces et dépanneurs qui acceptaient les cartes IC.

Avant de quitter le Japon, il nous restait justement un petit solde sur nos Welcome Suica. Comme ce solde n’était pas remboursable, nous l’avons simplement utilisé au 7-Eleven pour acheter quelques collations avant notre vol. Une façon plutôt pratique d’écouler nos derniers yens!

Budget & Coût de l’escale

Voici les dépenses encourues pendant notre escale de 3 jours au Japon. À noter qu’il n’y a que le budget sur place, les dépenses en rapport avec les vols ont été détaillés dans le budget de la portion Vietnam. Les prix indiqués sont pour 2 personnes.

  • 🚂 Welcome Suica (Transports en commun et quelques dépenses au 7-Eleven) : 8 000 ¥ répartis en 4000 ¥ par carte (environ 72$ pour 2)
  • 🍔 Nourriture: 12 151 ¥ (109$)
  • 🎟️ Activités: 400 ¥ (env 4$)

👉Total: 185$ pour 2 personnes en avril 2026.

Conseils rapides pour réussir son escale à Tokyo/Narita

Pour tous mes conseils sur la planification d’une escale – temps à prévoir dans les aéroports, bagages, formalités, calcul du véritable temps disponible et marge de sécurité – j’ai préparé un guide complet :

👉 [Réussir une escale : mes conseils pratiques pour bien profiter de son temps]

Tokyo et Narita ont toutefois quelques particularités que je retiendrais de notre expérience :

  • Ne sous-estimez pas les distances à Tokyo. La ville est immense. Il vaut mieux regrouper les visites par secteur et utiliser le train ou le métro pour passer d’un quartier à l’autre plutôt que d’essayer de tout faire à pied.
  • Utilisez une carte IC comme la Welcome Suica. Elle nous a énormément simplifié les déplacements et nous évitait d’avoir à comprendre et acheter un billet différent pour chaque trajet.
  • Google Maps est votre meilleur ami. Malgré l’immensité du réseau de transport de Tokyo, nous avons trouvé nos déplacements étonnamment simples grâce aux itinéraires proposés en temps réel.
  • Vérifiez les jours d’ouverture des attractions. J’en ai fait l’expérience avec le Tokyo National Museum, fermé le lundi alors que j’avais vraiment envie de le visiter. Avec seulement quelques jours sur place, une attraction fermée peut rapidement bouleverser un itinéraire.
  • Prévoyez un peu d’argent comptant. Même si les paiements électroniques sont très répandus, avoir quelques yens sur soi reste pratique pour certaines petites dépenses.
  • Si votre vol repart de Narita, envisagez d’y passer votre dernière nuit. C’est probablement l’un des meilleurs choix que nous ayons faits. Nous étions déjà près de l’aéroport pour notre vol du lendemain et, surtout, nous avons découvert Naritasan Shinshoji, son parc et Omotesando. Narita est devenue une véritable étape de notre voyage plutôt qu’un simple aéroport.
  • Voyagez léger si vous le pouvez. Entre les trains, les stations et les déplacements à pied, nos sacs à dos nous ont grandement facilité la vie. Et lorsque nous ne voulions pas les transporter, nos hôtels ont accepté de les conserver gratuitement avant ou après notre check-in.

Finalement, le meilleur conseil que je pourrais donner pour une première escale à Tokyo est probablement de ne pas essayer de tout voir. Même en trois jours, Tokyo est beaucoup trop grande pour ça. Choisissez quelques quartiers et quelques expériences qui vous attirent vraiment, puis considérez le reste comme une excellente raison de revenir.

En conclusion

Au final, cette escale à Tokyo et Narita aura été l’une des plus belles surprises de notre voyage. Et pourtant, je dois avouer que je n’y arrivais pas nécessairement avec le meilleur état d’esprit.

Après plusieurs semaines au Vietnam et une fin de voyage beaucoup plus intense à Hanoï, la fatigue commençait sérieusement à se faire sentir. Et moi qui ne suis déjà pas particulièrement attirée par les très grandes villes, je savais que je m’apprêtais à débarquer dans l’une des plus grandes métropoles du monde.

J’avais donc quelques appréhensions. Est-ce que j’avais vraiment encore l’énergie pour Tokyo?

Il ne nous aura fallu que quelques heures pour comprendre que nous avions probablement eu tort de nous inquiéter.

Une grande ville… complètement différente de ce que j’imaginais

Ce qui m’a probablement le plus marquée à Tokyo, ce n’est finalement pas une attraction en particulier. C’est son atmosphère.

Bien sûr, nous avons rencontré des foules. Il suffit de penser à Senso-ji ou à Shibuya Crossing pour comprendre que Tokyo n’est certainement pas une petite ville tranquille!

Mais malgré tout ce monde, je n’ai jamais retrouvé cette sensation de chaos qui peut parfois m’épuiser dans les grandes villes. Tout semblait tellement organisé.

Les transports en commun étaient efficaces. Les rues étaient incroyablement propres. Les passages piétonniers étaient respectés. Les gens semblaient généralement faire attention à ne pas déranger les autres. Et surtout, malgré les millions de personnes qui vivent autour de nous, le bruit ne semblait jamais constamment présent.

Pour moi, le contraste était immense.

Nous arrivions directement d’Hanoï, une ville que j’avais appréciée, mais dont l’intensité m’avait beaucoup demandé à la fin de notre voyage. Et soudainement, nous étions à Tokyo, dans une ville encore plus immense, sans ressentir cette même surcharge.

Je découvrais qu’une très grande ville pouvait aussi me sembler étonnamment calme, ordonnée et même, par moments, paisible. Et j’ai adoré ça.

Évidemment, trois jours comme visiteurs ne permettent certainement pas de comprendre toutes les réalités de la société japonaise. On entend également beaucoup parler de ses règles, de ses codes sociaux et d’un cadre qui peut sembler beaucoup plus rigide que celui auquel nous sommes habitués.

Mais comme voyageuse, j’ai énormément apprécié cette attention portée à l’espace collectif. Cette idée toute simple que notre liberté et nos actions ne devraient pas constamment empiéter sur celles des autres.

Trois jours qui nous ont surtout donné envie de revenir

Le plus drôle dans tout ça?

Nous venions à peine d’arriver que nous commencions déjà à dire : « Il va falloir revenir. » Et cette phrase nous aura suivis pendant pratiquement toute l’escale.

Pas de mont Fuji depuis l’observatoire? Il faudra revenir. Tokyo National Museum fermé? Il faudra revenir. Omoide Yokocho en plein jour plutôt qu’en soirée? Il faudra revenir.

Pas suffisamment de temps pour découvrir davantage Tokyo? Vous connaissez maintenant la réponse. Il faudra revenir!

Parce que trois jours nous auront permis de découvrir énormément de choses, mais surtout de réaliser tout ce que nous n’avions pas le temps de voir.

Et maintenant, ce n’est même plus seulement Tokyo qui nous attire. Cette toute petite introduction au Japon nous a donné envie de découvrir le pays.

Ses villes, bien sûr, mais aussi ses temples, ses villages, ses paysages, ses montagnes, ses traditions et tous ces endroits que nous n’avons fait qu’entrevoir pendant cette courte escale.

Le Japon faisait déjà partie des pays qui nous intéressaient. Maintenant, je sais que nous y retournerons.

Et si le Japon n’était pas aussi inaccessible que je le croyais?

Il y a une dernière surprise que je retiens de cette escale : elle nous aura coûté beaucoup moins cher sur place que je l’imaginais.

Pendant longtemps, j’avais associé le Japon à une destination très chère et, pour cette raison, je pensais qu’un véritable voyage au Japon resterait probablement hors de notre portée encore longtemps.

L’hébergement à Tokyo nous a effectivement coûté davantage que ce que nous avions l’habitude de payer au Vietnam ou à Bali.

Mais une fois sur place, j’ai été étonnée du nombre de choses que nous pouvions découvrir gratuitement.

Senso-ji, Zojo-ji et Nezu-jinja étaient accessibles gratuitement. Nous avons profité d’une vue magnifique depuis le centre d’information touristique d’Asakusa sans débourser un yen. L’observatoire du Tokyo Metropolitan Government Building était lui aussi gratuit. Ueno Park, Shibuya Crossing, Shinjuku, Omoide Yokocho, Naritasan Shinshoji et son immense parc ne nous ont rien coûté non plus.

Même notre promenade dans le jardin des azalées de Nezu-jinja ne représentait qu’une toute petite dépense.

Au final, en dehors de l’hébergement, de la nourriture et de nos déplacements en transport en commun, nous avons dépensé très peu pour toutes les expériences vécues pendant ces trois jours.

Est-ce que j’avais bien fait mes devoirs en préparant notre itinéraire? Probablement! Mais cette expérience m’a surtout fait réaliser qu’un voyage au Japon semblerait être beaucoup plus accessible que je l’avais imaginé, particulièrement lorsqu’on prend le temps de chercher les nombreuses expériences gratuites ou abordables offertes sur place.

Une escale qui n’en était finalement plus vraiment une

Au départ, le Japon devait simplement être une escale pratique sur le chemin du retour.

Puis nous avons découvert que nous arrivions pendant la floraison des cerisiers.

Une journée est devenue trois nuits.

Tokyo s’est ajoutée à Narita.

Et cette simple escale s’est tranquillement transformée en une véritable petite destination à l’intérieur de notre voyage.

Nous avons marché sous les cerisiers en fleurs, découvert nos premiers temples et sanctuaires japonais, traversé Shibuya Crossing, observé Tokyo depuis les hauteurs, découvert l’incroyable tranquillité de Naritasan et même eu droit à une petite pluie de pétales de sakura.

Trois jours auront été beaucoup trop courts.

Mais ils auront été suffisamment longs pour nous donner une certitude : ce n’était certainement pas notre dernier voyage au Japon.

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